Non, ce n’est pas être gentil

Déjouer les idées reçues1

La sécurité psychologique est souvent confondue avec la bienveillance ou la gentillesse. Elle ne saurait cependant se résumer à être aimable ou agréable, elle implique avant tout la franchise et l’authenticité.

Malheureusement, au travail, la gentillesse rime souvent avec un manque de franchise.

« De nombreuses entreprises cultivent la politesse, mais sans sécurité psychologique, car la sincérité y fait défaut et les employés se sentent muselés par une politesse de façade. Malheureusement, au travail, la gentillesse rime souvent avec un manque de franchise. »2

L’excès de gentillesse peut d’ailleurs être contre-productif, sur le plan collectif comme sur le plan individuel. Une personne qui cherche à plaire n’osera pas exprimer ce qu’elle pense vraiment. En outre, elle pourra également se retrouver débordée, incapable de dire non, simplement pour éviter de brusquer les autres.

La sécurité psychologique :

  • ne signifie pas éviter les conversations difficiles ;
  • ne supprime ni les désaccords ni les critiques constructives ;
  • ne recherche pas le consensus systématique pour chercher à plaire à tout le monde ;
  • n’implique pas la recherche de l’unanimité dans la prise de décision collective.

Au contraire, elle implique :

  • de parler franchement des sujets qui concernent l’équipe ;
  • de savoir confronter les idées et les opinions avec respect ;
  • d’être ferme quand il le faut et de recadrer lorsque c’est nécessaire.

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  1. Gaunand Antonin, Sécurité psychologique, Eyrolles, 2026, pages 39 et 40
  2. Gallo Amy, What is psychological safety?, Harvard Business Review, 2023